Chirurgie esthétique de la silhouette
Augmentation des mollets

La correction de l'hypoplasie des mollets (mollets trop petits) peut intervenir soit dans un contexte de chirurgie réparatrice (atrophie musculaire congénitale, séquelles de poliomyélite) soit dans un contexte de chirurgie esthétique

mollets humor3 méthodes sont utilisables :

  • le lipomodelage ou lipofilling (transferts graisseux) ;
  • la mise en place d'implants de mollets ;
  • les injections d'acide hyaluronique (Macrolane).

Lipomodelage

Cette technique consiste à prélever la graisse par liposuccion dans les zones où elle est en excès et à la réinjecter là où l'on souhaite redonner du volume au cours d'une même intervention sous anesthésie générale.
La graisse réinjectée ou greffée doit être préalablement purifiée par centrifugation, par filtration ou par décantation durant l'intervention.

Le taux de prise de greffe varie entre 50 et 70 %, ce qui signifie que l'on doit réinjecter plus de graisse qu'il n'en faudrait théoriquement pour atteindre le volume désiré.
Il faut donc disposer d'un "stock" de graisse suffisant et/ou réaliser plusieurs séances de lipomodelage à plusieurs mois d'intervalle.

L'avantage évident est le caractère naturel des injections de graisse. Le résultat, une fois passée la phase de résorption partielle de la greffe, est définitif. Toutefois, en cas de variation de poids, le volume de graisse greffé suivra cette variation.

Injections d'acide hyaluronique

Un acide hyaluronique d'origine non animale très dense (Macrolane) est injecté en profondeur par plusieurs incisions millimétriques.
A la différence des injections de graisse, les injections d'acide hyaluronique ont lieu au cabinet de consultation. C'est donc la méthode la plus simple pour augmenter le volume des mollets.
En revanche, le caractère résorbable du produit oblige à répéter les séances tous les 12 mois pour maintenir le résultat. Cela représente un coût important qui peut vite dépasser celui de la chirurgie.

Implants de mollets

C'est la technique de choix pour l'augmentation des mollets.
C'est la seule technique pour les patients ne disposant pas de réserves de graisse suffisantes pour réaliser un lipomodelage et qui souhaitent bénéficier d'un résultat durable en une intervention.

L'implant est le plus souvent placé en position interne. Plus rarement, un implant externe est indiqué. Enfin, 2 implants peuvent être mis en place dans le même temps, lorsque l'augmentation de mollet doit être plus globale, généralement dans le cadre d'une reconstruction (séquelles de polyomyélite ou de pied-bot).

Les implants utilisés sont spécialement étudiés pour l’augmentation des mollets. Ils sont pré-remplis d’un gel de silicone très cohesif (très ferme) et l'enveloppe est très résistante. Le risque de rupture est très faible en l'absence de traumatisme violent (accident de la voie publique…). En cas de rupture, l'implant rompu doit être changé, sans urgence. Deux formes principales d'implant existent (en ogive type Glicenstein ou en cône type Montellano). La forme et le volume de l'implant sont adaptés à chaque patient en fonction du résultat souhaité. 

prothese mollet cicatricePrincipe de l'intervention 

L'incision est cachée dans un pli de flexion du genou et mesure entre 3 et 5 cm.
L’implant est positionné en profondeur, contre les muscles du mollet.
L'intervention se déroule sous anesthésie générale et dure en moyenne 1 heure. Le patient est positionné sur le ventre. Aucun drain n'est mis en place. 
La durée d’hospitalisation est de 24 heures.

Suites opératoires 

La douleur, très modérée et bien calmée par les antalgiques adaptés, ne dure que les premiers jours mais un inconfort peut être ressenti pendant plusieurs semaines.
La douche est autorisée dès le lendemain de l’intervention.
La cicatrisation est obtenue en 2 à 3 semaines.
La reprise d'une activité sportive intensive sollicitant les membres inférieurs peut se faire 3 mois après l'intervention.

Risques de complications 

Comme pour toute intervention chirurgicale, un certain nombre de complications peuvent survenir. Mais la probabilité de survenue de ces complications est réduite entre les mains d'un chirurgien plasticien qualifié et en présence d'un anesthésiste compétent.
L'observance par le patient des consignes données par le chirurgien est également essentielle, notamment :

  • l'arrêt du tabac 1 mois avant et après l'intervention (diminution de tous les risques) ;
  • l'absence de prise d'aspirine pendant 10 jours avant et après l'intervention (diminution des risques d'hématomes) ;
  • la prise d'un traitement anticoagulant en prévention du risque de phlébite pendant 10 jours après l'intervention.

Parmi les complications rares mais possibles, on peut citer notamment, sans exhaustivité, les risques d'hématome, d'infection, de problème cicatriciel et de complications thrombo-emboliques (phlébite). 

En cas de survenue d'une complication, une prise en charge adaptée sera mise en oeuvre.

Prise en charge par l'assurance maladie 

S'agissant d'un acte à visée purement esthétique, aucune prise en charge n'est accordée par l'assurance maladie.

Dans certains cas (poliomyélite,...), un accord pour un remboursement partiel du coût de l'intervention pourra être demandé. 

En cas d'accord, il restera à votre charge les compléments d'honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste qui pourront être remboursés en partie ou en totalité par votre mutuelle.

Auteur :
Spécialiste en chirurgie esthétique - Antibes
Mise à jour : 16-08-2015

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