Lorsque le volume des seins est trop important par rapport à la morphologie de la patiente, on parle d’hypertrophie mammaire. Celle-ci s’accompagne presque toujours d’un certain degré de ptose mammaire (seins tombants). Les conséquences sont esthétiques mais aussi fonctionnelles (mal de dos et/ou de cou, difficultés vestimentaires, gêne à la pratique sportive) et psychologiques.

La réduction mammaire est l’intervention chirurgicale qui permet de diminuer le volume glandulaire et graisseux du sein, de repositionner l’aréole et le mamelon à la bonne hauteur, de reconcentrer la glande restante et de retirer la peau en excès.

Réduction du volume des seins : principe de l’intervention

periareolaire + verticale+horizontaleL’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure entre 1h30 et 3h. La durée d’hospitalisation après une réduction mammaire est de 24h. Grâce à la cure d’hypertrophie mammaire, le sein est remonté, plus ferme, plus petit et plus beau. Pour pouvoir réaliser ce remodelage du sein, le chirurgien esthétique est obligé de découper la peau, ce qui est à l’origine de cicatrices. Ces cicatrices sont d’autant plus importantes que le sein est gros et ptosé :

  • pour les hypertrophies minimes (volume de chaque sein compris entre 400 et 600 cm3), une cicatrice péri-aréolaire autour de l’aréole, à la limite peau brune/peau blanche peut suffire ;
  • pour les hypertrophies modérées (volume de chaque sein compris entre 600 et 1000 cm3), une cicatrice supplémentaire verticale est nécessaire, allant de l’aréole au sillon sous-mammaire ;
  • pour les hypertrophies sévères (volume de chaque sein supérieur à 1000 cm3) et les gigantomasties (volume supérieur à 1500 cm3), une cicatrice en T inversé ou en ancre de marine est obligatoire. Elle associe une cicatrice péri-aréolaire, une cicatrice verticale et une cicatrice horizontale plus ou moins longue située dans le sillon sous-mammaire.

Une intervention appelée « round-block » permet de traiter certaines hypertrophies modérées en se limitant à une cicatrice péri-aréolaire. La forme du sein et l’aspect de la cicatrice peuvent cependant être moins jolis qu’avec une technique classique. Ce type d’intervention nécessite très souvent des retouches plusieurs mois après l’intervention initiale. Cette technique est donc réservée aux patientes qui souhaitent limiter à tout prix la longueur des cicatrices, malgrés les réserves qui viennent d’être citées.

Dans la très grande majorité des cas, la plaque aréole-mamelon est remontée plus haut en étant « maintenu en vie » par ce qu’on appelle un pédicule, sorte de « pont de vie » permettant la vascularisation de l’aréole. Dans les cas d’hypertrophies majeures, cette méthode peut échouer ou être jugée impossible d’emblée. Il faut alors découper l’aréole et le mamelon et les repositionner plus haut en les greffant (dépose-greffe de l’aréole ou technique de Thorek). Le recours à la technique de Thorek est exceptionnelle.

Réduction mammaire : les suites opératoires

  • Cicatrisation complète
  • De 2 à 3 semaines

Les suites sont très peu douloureuses ne nécessitant que des antalgiques simples. Des oedèmes (gonflement), des ecchymoses (bleus) et une gêne à l’élévation des bras sont fréquents les premiers temps. Un pansement compressif est confectionné en sortie de bloc (sorte de bustier élastique confectionné sur-mesure). Il sera refait avant la sortie de la clinique ou lors du premier rendez-vous. Exceptionnellement, un drain est mis en place. Il est alors retiré avant la sortie de la clinique.

La majorité des fils sont résorbables et enfouis. Certains petits fils peuvent être à retirer entre la 1ère et la 3ème semaine. Les pansements étant semi-perméables, les douches sont autorisées. Des plaques autocollantes spéciales devront être appliquées sur les cicatrices pendant 2 à 3 mois afin d’améliorer leur aspect. A la suite d’une réduction mammaire, le port d’un soutien-gorge de contention est recommandé pendant 1 mois jour et nuit. La vie professionnelle peut être reprise entre 5 à 10 jours post-opératoires en fonction du métier. La reprise des activités sportives se situe à 1 ou 2 mois.

Résultat après une cure d’hypertrophie mammaire

L’amélioration esthétique, fonctionnelle et psychologique est toujours très satisfaisante. La forme du sein ne sera définitive et les cicatrices ne seront matures donc discrètes qu’après un an post-opératoire.

Risques de complications

Comme pour toute intervention chirurgicale, un certain nombre de complications peuvent survenir. Mais la probabilité de ces complications surviennent est réduite entre les mains d’un chirurgien plasticien qualifié et en présence d’un anesthésiste compétent. L’observance par le patient des consignes données par le chirurgien est également essentielle, notamment :

  • l’arrêt du tabac 1 mois avant et après l’intervention (diminution de tous les risques) ;
  • l’absence de prise d’aspirine pendant 10 jours avant et après l’intervention (diminution des risques d’hématomes).

Après une opération de réduction mammaire, parmi les complications rares mais possibles, on peut citer notamment, sans exhaustivité, les risques d’hématome, d’infection, de problème cicatriciel et de complications thrombo-emboliques (phlébite). En cas de survenue d’une complication, une prise en charge adaptée sera mise en oeuvre.

Questions fréquentes

Les grossesses et l’allaitement restent possibles mais peuvent altérer le résultat. Un délai de 6 mois est recommandé avant ou après l’intervention. Dans les très rares cas de dépose-greffe de l’aréole (technique de Thorek), l’allaitement est impossible.

En principe non, sauf dans certaines formes particulières et exceptionnelles d’hypertrophie grave de l’adolescente (hypertrophie virginale) ou en cas de prise de poids importante.
Oui, une cure d’hypertrophie mammaire peut être réalisée plusieurs fois dans une vie.

Le risque de cancer du sein est inchangé après une cure d’hypertrophie mammaire. On peut même supposer que la diminution de la quantité de glande mammaire diminue la probabilité de développer un cancer du sein.
Dans certains cas, la cure d’hypertrophie mammaire permet de découvrir un cancer du sein, soit grâce à l’analyse systématique de la glande retirée (examen anatomo-pathologique) soit grâce au bilan mammographique réalisé de principe avant l’intervention.

  • Prix réduction mammaire *
  • Entre 1 500 € et 3 500 €

* Sous certaines conditions, l’intervention de réduction des seins peut être remboursée partiellement par l’assurance maladie. Les honoraires chirurgicaux restant à la charge du patient et/ou de sa mutuelle en cas de prise en charge par la sécurité sociale sont compris entre 1 500 € à 3 500 €