Le Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules (LAGC) est une maladie extrêmement rare dont un des facteurs de risque serait le port d’implants mammaires, en particulier les implants dont la surface est dite « macrotexturée ».

Le 5 avril 2019, certains types d’implants mammaires (macrotexturés et ceux recouverts de mousse de polyuréthane) ont par conséquent été interdits en France par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM), par principe de précaution.

Cette interdiction a paru excessive à l’ensemble des comités scientifiques concernés (Sociétés Françaises de Chirurgie Plastique SOFCEP, SOFCPRE, SNCPRE, Société Internationale de Chirurgie Plastique ISAPS etc.), compte tenu de la très grande rareté de cette maladie (57 cas détectés en France depuis 2011 sur environ 500 000 patientes porteuses d’implants mammaires) et de l’efficacité et la simplicité de son traitement si celui-ci est réalisé à un stade non avancé de la maladie.

Depuis 2011, les plasticiens sont parfaitement informés et formés à diagnostiquer la pathologie rarissime que représente le LAGC, en s’appuyant notamment sur le réseau Lymphopath. Pris dans sa phase initiale, le simple retrait de l’implant et sa capsule permet de traiter la pathologie.

Les patientes porteuses d’implants mammaires doivent donc rester sereines et continuer à consulter leur chirurgien ou leur gynécologue pour un contrôle annuel de leur poitrine ou en cas de survenue d’un symptôme inhabituel.

Les implants mammaires de surface lisse ou microtexturée restent autorisés.